Cet article propose une suite de notre précédent sujet sur les 7 raisons de venir vivre à Orléans. Tout n’est bien sûr pas parfait à Orléans. Pour ne pas nous cacher derrière notre petit doigt, voilà donc 4 points d’améliorations sur lesquels Orléans devrait travailler.

1- La vie nocturne

Orléans n’est pas réputée pour la chaleur de ses nuits. En 2013, le magazine L’Etudiant classait la ville en dernière place sur 42 cités universitaires en terme de sorties nocturnes.

Les critères retenus étaient le nombre d’établissements (restos, bars et discothèques) rapporté à la population totale, ainsi que la part d’étudiants en ville.

De façon historique, l’université d’Orléans se trouve à l’extérieur de la ville, de façon très excentrée. Une position qui n’est pas propice au développement des activités nocturnes plébiscitées par les jeunes.

L’épicentre de la vie nocturne reste la rue de Bourgogne qui constitue un alignement de bar et de resto ouverts tard la nuit. Au delà de cette zone et quelques rues adjacentes, point de salut pour qui voudrait faire la fête.

2- Les pistes cyclables

Lors d’une précédente session de l’atelier participatif au plan vélo d’Orléans, un organisme d’audit indépendant avait signalé l’état moyen du réseau cyclable de la métropole : crevasse, racines, largeurs des voies… Les pistes actuelles pourraient effectivement être mieux entretenues.

C’est aussi la disparité du réseau qui frappe. Il manque d’une cohérence d’ensemble et d’un schéma directeur. Résultat : on a quelques portions de pistes cyclables par endroit, puis plus rien. C’est un réseau en pointillés qui est nerveusement fatiguant à emprunter car il demande une grande attention lorsqu’on y roule.

Les axes importants ne sont pas couverts : par exemple l’avenue Dauphine et le pont Georges V qui cristallise la grogne des usagers de la petite reine (et des automobilistes, il y a de quoi).

Pour en savoir plus, voir notre dossier sur le vélo à Orléans

3- La circulation urbaine

Les Orléanais aiment leur voiture. Cela se vérifie à tous les coins de rues : véhicules nombreux aux feux de circulation, covoiturage peu généralisé (un seul passager par voiture dans l’immense majorité des cas etc.). La Municipalité a récemment autorisé le stationnement gratuit en centre ville tous les jours à partir de 18h. Une mesure qui en dit beaucoup sur la palce de la voiture au centre ville.

En chiffre, Orléans comptabilise 1 million de déplacements par jour, tous modes de transport confondus. 11% sont effectués en transports en commun, 25% à pied et 6% en vélo, ce qui laisse une part de 53% à la voiture.

La ville souhaite réduire la part modale de la voiture de 7% d’ici 2028 en améliorant le réseau cyclable et surtout le réseau de transports en commun.

4- La médecine

Le terme de désert médical est un peu exagéré pour Orléans mais la ville ne bénéficie pas d’une situation favorable pour autant. Le Loiret dispose de 251 médecins pour 100.000 habitants selon les statistiques de l’INSEE. La moyenne nationale est de 330 médecins pour 100.000 habitants.

Le temps d’attente pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste (ophtalmologue, ORL, allergologue…) est souvent supérieur à 6 mois. Pour une radio ou une IRM comptez 15 jours à 1 mois. Ce sont des moyennes bien entendu.

Beaucoup d’Orléanais vont se faire soigner à Paris qui n’est qu’à une heure de train. La prise de rendez-vous est plus rapide voire immédiate car le nombre de praticiens y est bien plus important.

La métropole a d’ailleurs lancé une campagne de communication de près de 70.000 euros pour tenter d’attirer les médecins dans la région. la campagne de pub se décline en affiches 4 x 3 dans le métro ou en spot TV, voir ci-dessous. Elle met en avant la qualité de vie de la région et un bassin de recherche scientifique qui est un atout indéniable.