Maître Praticien en Hypnose Ericksonienne, Maud Barrault exerce à Orléans depuis un peu plus de 10 ans, où elle combine hypnose, PNL et Access Bars® pour accompagner ses clients vers un mieux-être durable. Son crédo : traiter la personne avant le symptôme, en prenant le temps de comprendre l'histoire de chacun.
Surcharge mentale, troubles du sommeil, anxiété, problématiques de couple ou professionnelles : elle nous livre sa vision d'une thérapie brève qui mise sur l'intuition et n'hésite pas à bousculer — toujours avec bienveillance — pour accélérer les prises de conscience.
Comment votre méthode se distingue-t-elle des autres hypnothérapeutes à Orléans ?
Il y a beaucoup de praticiens à Orléans, avec différentes méthodes, et chaque personne peut ainsi trouver une identité de thérapeute qui lui correspond. Mon approche, c'est une approche personnalisée et intuitive. Ce que j'entends souvent, c'est que l'hypnose c’est une technique. Mais ce n'est pas que ça.
L'important, je trouve, c'est de détecter le plus rapidement possible ce qui se passe chez la personne qui vient consulter. Je m'intéresse d'abord à l'individu avant de m'intéresser au mal en tant que tel.
Ce qui peut me distinguer aussi, c'est une approche un peu punchy… tout en étant englobante et bienveillante, évidemment. Mon but, c'est d'aider mon client à une prise de conscience rapide. Ça peut bousculer — il faut le savoir — mais les gens reviennent, donc ça les bouscule positivement. Les changements peuvent être très rapides, très importants. Il peut y avoir des remises en question, mais du coup des actions concrètes aussi derrière.
Enfin, tout en restant dans le rationnel et le pratique, je développe un côté très intuitif, avec des informations qui me viennent spontanément et qui s'avèrent vraies la plupart du temps. Quand je pose des questions à mes clients, j'ai comme un guide sensoriel, intuitif, qui me dit « non, ce n'est pas ça ». Je les guide, et petit à petit le déclic se fait tout seul. C'est vraiment une partie de moi qui prend le relais et qui dit « là, ce ne sont pas les bonnes infos » ou « ce ne sont pas les infos utiles aujourd'hui ».
Quelles sont les demandes les plus fréquentes que vous recevez à Orléans ?
De manière générale, il y a une surcharge mentale. Et de cette surcharge peuvent découler plein de choses : le sommeil perturbé, l'anxiété, l'angoisse, des troubles digestifs et autres dérèglements du corps, des ruminations…
Malheureusement, beaucoup de demandes sont en lien avec le milieu du travail : non-écoute, harcèlement... Ou une accumulation d’événements de la vie qui mènent à une sorte de burn out. Et puis j'ai de plus en plus de problématiques de couple. Les gens se rendent compte qu'ils ne sont plus alignés. Ce n'est pas forcément pour se séparer — on ne vient pas d'emblée me dire « j'ai besoin de quitter mon/ma partenaire ». Mais plutôt pour y voir plus clair.
On a eu une époque où les parents, les grands-parents restaient ensemble quoi qu’il arrive. Puis une époque où on a découvert « je vais prendre ma liberté rapidement ». Et là, on est un peu entre les deux : je peux prendre ma liberté, mais comment la prendre, avec les bonnes décisions. Sur ces problématiques de couple, mon rôle est d’accompagner vers la meilleure décision, sans forcément tout remettre en cause.
Avez-vous constaté une évolution après le Covid ?
Au niveau des adultes, pas tant que ça. Mais les enfants et les adolescents, oui, énormément. Des phobies scolaires et sociales, des déscolarisations, des comportements anxieux que je ne voyais pas avant. Vraiment, ce sont les ados et les enfants qui ont été le plus touchés. Beaucoup ont du mal à retrouver leurs repères.
Est-ce qu'Orléans a des atouts pour préserver l'équilibre mental et physique ?
Je ne vais pas être objective parce que j'adore ma ville ! Je trouve qu'on a vraiment un panel équilibré pour un mode de vie sain, à partir du moment où on se connaît soi-même. Si on sait qu'on préfère la ville ou la campagne, Orléans et son agglomération ont vraiment tous les atouts pour trouver un mode de vie équilibré.
On a une proximité avec Paris, la possibilité de bouger facilement, un accès culturel intéressant, un accès sportif varié aussi. J'ai vraiment la sensation qu'on peut trouver son bonheur dans pas mal de domaines de la vie quotidienne.
Sur le côté thérapeutique, c'est pareil : c'est à chacun de trouver l'identité de son thérapeute, celui avec qui on s'entend bien. Je trouve qu'à Orléans il y a une belle dynamique professionnelle. Je pense qu'à partir du moment où on se connaît soi-même, on sait ce qui nous convient, et il y a de quoi piocher ! Orléans a un peu tous ces aspects-là de manière équilibrée.
Un lieu que vous recommanderiez pour se ressourcer ?
Les bords de Loire ! J'habite pas très loin et je trouve qu'on a des bords de Loire magiques, exceptionnels. Quand on y est — je suis un peu sportive, je cours — j'ai l'impression parfois de m'évader, d'être en vacances.
En quelques minutes, on sort de la ville et on est quasiment à la campagne en suivant la Loire. On n'est pas stressé par le trajet, il suffit de suivre le cours. Tout en ayant de la vie autour de soi : les enfants, les familles. Quand je cours, je n'ai pas besoin de musique, j'ai juste à observer et à partir un peu dans mes rêveries. C'est là que je me ressource.




