J’ai quitté les États-Unis pour Orléans : voici ce qui m’a le plus marquée

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Nous avons eu la chance de rencontrer Ashley, une jeune américaine qui vit à Orléans depuis quelques mois. Nous en avons profité pour lui demander son point de vue sur la vie orléanaise, surtout en comparaison avec celle des Etats-Unis et de Los Angeles d’où elle est originaire.

Peux-tu te présenter rapidement ?

Mon nom est Ashley. Je suis Américaine. Ma famille est Vietnamienne mais je suis née aux USA. J’ai 25 ans et je suis ici en France avec un visa visiteur pour le moment. Je travaille à distance comme éditrice de contenus web pour une entreprise américaine qui vient de racheter une entreprise française. J’ai vécu à Paris et maintenant je vis à Orléans.

J’aime jouer au tennis, cuisiner et j’aime manger… que ce soit français ou vietnamien ou thaï, j’aime vraiment la nourriture ici :-).

Qu’est-ce qui t’a le plus surprise en arrivant à Orléans ?

Je dirais l’architecture : tous les bâtiments sont assez uniformes et plutôt anciens. La ville a un charme vraiment agréable. Jusqu’à lors, quand je pensais à de vieux bâtiments historiques, je pensais à des bâtiments délabrés, mal entretenus, mais la ville est très bien aménagée, avec de beaux bâtiments anciens mais refaits à neuf.

Quelle a été la principale difficulté d’adaptation ?

La principale difficulté a été la barrière de la langue car je n’avais pas parlé français et suivi de vrais cours depuis quelques années. Donc être noyée dans cette langue et devoir fonctionner et communiquer, c’était difficile et c’est pourquoi j’ai pris un cours intensif d’un mois quelques mois après mon arrivée.

Au début, j’étais aussi perdue avec les tramways et les bus et je ne savais tout simplement pas comment me déplacer parce que je n’ai pas l’habitude de prendre les transports en commun. Aux États-Unis, les gens utilisent généralement des voitures, donc j’ai dû apprendre à utiliser le tram, le bus, le métro, ce genre de choses.

En fait, vous devez penser à tout : comment l’utiliser mon ticket ? Dois-je appuyer sur un bouton pour demander au tramway de s’arrêter, ce genre de choses… Par exemple, je ne savais pas qu’on pouvait acheter un ticket pour la journée, un ticket pour 24 heures, un ticket pour le mois. Il y avait tellement d’options différentes dont je n’étais pas consciente.

Qu’est-ce qui te manque le plus des États-Unis ?

Je dirais que certains aliments me manquent. Personnellement, j’aime beaucoup les hot cheetos extra épicés et je ne peux pas les trouver en France. Les chips ne sont pas très épicées ici.

Qu’as-tu découvert ici que tu ne t’attendais pas à trouver à Orléans ?

Je pense avoir trouvé la paix et des gens très gentils. J’ai d’abord vécu à Paris pendant quelques mois quand je suis arrivée en France et c’était extrêmement agité et stressant. Donc je suis descendue ici sans savoir ce que j’allais trouver. J’ai d’abord vécu dans des hôtels puis j’ai trouvé une vraie maison où vivre. C’est très paisible, chaleureux et heureux.

Il y a beaucoup moins de monde dans les rues qu’à Paris. La plupart des gens qui travaillent à Paris font la navette. Donc quand je descends dans la rue ou même quand je vais au centre-ville d’Orléans, je ne suis pas entassé, il y a moins de gens qui se battent, moins de gens qui crient. Les rues sont beaucoup plus propres et mieux entretenues ici.

Comment trouves-tu le rythme de vie français comparé au rythme américain ?

Je pense qu’il est plus lent et plus équilibré car ici les gens prennent leur temps et j’ai l’impression qu’il y a plus d’accent mis sur les relations et le fait de profiter de la vie.

Ce que je veux dire par là, c’est que, par exemple, je travaille à distance. Mon travail est pour une entreprise américaine, mais il y a des bureaux en Europe, dont un en Bretagne à Rennes. J’y suis allée il y a quelques semaines pour travailler pendant une semaine et j’ai trouvé très intéressant que les déjeuners duraient une à deux heures. Les collègues se levaient, sortaient manger ensemble et discutaient. Et il n’y avait aucun sentiment qu’il fallait retourner au travail en urgence. Et il n’y avait pas de repas à son bureau, en faisant 10 choses à la fois. Quand c’est l’heure de travailler, c’est l’heure de travailler. Et quand c’est l’heure de se reposer ou de s’amuser et de parler, vous parlez. Donc j’ai vraiment apprécié ça.

J’aime aussi voir des familles se promener ensemble le soir ou simplement passer du temps ensemble. Aux États-Unis, les gens sont un peu plus fermés, ils vont au travail puis ils rentrent juste chez eux et ils n’ont pas beaucoup d’équilibre. Là-bas, ils mettent vraiment l’accent sur le travail et l’argent, donc c’est constamment le sujet de conversation. Il n’y a rien entre les deux. Il y a le travail, la maison et pas grand-chose entre les deux.

J’ai trouvé aussi bizarre quand je suis arrivée ici que personne n’essaye de montrer sa voiture, sa maison, ses possessions. Personne n’essayait de dire : « oh, c’est mon travail, c’est mon quartier ». Je pense que c’est culturel. Se vanter de son argent ou trop se montrer, les gens n’aiment pas ça. Certains le font mais à peine.

As-tu adopté des habitudes françaises ?

C’est une bonne question. Je dirais les manières françaises comme savoir quand dire « bonjour », « bonsoir », « salut », « s’il vous plaît » avec à propos. Quand je suis arrivée, je disais juste bonjour à tout le monde et je ne savais pas vraiment comment agir autrement, m’adapter à chaque situation.

Qu’est-ce qui t’agace ou te frustre dans la vie quotidienne ?

Je dirais que parfois les transports en commun me frustrent car ils sont parfois annulés à la dernière minute ou il y a un énorme retard. J’apprends encore le français, donc j’ai du mal à bien comprendre ce que le conducteur explique et ils parlent extrêmement vite. Donc je ne sais pas ce qui se passe. Quand je suis arrivée en France, le premier mois où j’étais ici, j’adorais les transports en commun. Je me disais : « wow, le métro parisien est parfait ». Mais maintenant que je suis ici depuis presque un an, je réalise qu’il y a beaucoup de retards.

À Orléans aussi ?

À Orléans, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de retards. Parfois autour de la gare d’Orléans, pour aller de République à la gare d’Orléans, parfois ils s’arrêtent au hasard et ne bougent pas pendant quelques minutes. Je ne sais pas pourquoi, mais ensuite ils continuent.

C’est plutôt avec le TER. Parfois il y a des retards et on ne sait pas pourquoi. Ou du moins je ne sais pas pourquoi puisque je ne comprends pas ce qu’ils disent.

Pense-tu que les gens à Orléans sont prêts à t’aider ou à parler anglais quand ils entendent que tu n’es pas française ?

Oui, je pense qu’ils sont serviables, ils essayent de me parler en anglais. Ils sont un peu gênés puisque leur anglais n’est pas génial mais je suis compréhensive puisque mon français n’est pas génial non plus. Mais je dirais que dans l’ensemble ils sont plutôt gentils et serviables et ils semblent apprécier que j’essaie de parler français.

Comment décrire les relations sociales ici par rapport aux États-Unis ?

Ici les gens semblent sélectifs avec leurs amitiés, ils ne sont pas simplement amis avec n’importe qui. Quand vous êtes amis alors vous êtes vraiment un ami. Mais là-bas aux USA, je pense que les gens peuvent vous inviter et vouloir être amicaux avec vous mais ça ne signifie pas qu’ils vont s’ouvrir et vraiment être là pour vous en tant qu’ami.

La raison pour laquelle je dis ça, c’est parce que j’ai une amie française que j’ai rencontrée quand elle étudiait à l’étranger dans mon université aux États-Unis et nous nous sommes rencontrées en 2019. Nous étions dans la même équipe de tennis ensemble, et nous étions amies de manière décontractée puisque nous jouons au tennis. Au fil du temps, elle s’est ouverte sur sa famille en France… Mais c’était très, très lent. Et quand je suis venue en France pour vivre ici, j’ai été présentée à ses tantes et ses oncles et j’ai été progressivement intégrée à sa famille.

Je pense que là-bas, c’est juste : « oh oui, soyons amis ou sortons », mais ça ne veut rien dire. Parfois vous faites juste ça pour réseauter ou pour obtenir quelque chose ou quelqu’un. Donc c’est plus transactionnel. J’ai l’impression que c’est plus authentique ici en France. Les amitiés que j’ai faites ici sont en fait plus fortes que celles que j’ai faites là-bas.

Quelle perception avais-tu de la France avant de venir, et quelle est la réalité ?

On m’a dit que les Français sont snobs et très arrogants. Ma perception personnelle était qu’ils s’habillent bien, de façon chic disons, et ils mangent bien. Et maintenant que j’ai vécu ici pendant un moment, je pense que les gens sont très civilisés, bien élevés et classe dans l’ensemble. Bien sûr, il y a des gens fous par-ci par-là, mais je pense qu’ils vivent d’une manière très respectable, et j’apprécie ça.

Pourquoi avez-vous choisi Orléans plutôt qu’une autre ville française ?

Eh bien, au départ j’étais à Paris, c’était très agité là-bas, j’ai rencontré des gens opportunistes que je n’aimais pas donc j’ai décidé de déménager ici puisque je connaissais une amie. Je dirais que j’ai vraiment aimé la proximité avec Paris à environ une heure de distance.

Dans la ville à proprement parler, il y a tout ce que je veux : nourriture de qualité, des endroits pour faire de l’exercice (puisque j’aime courir, aller à la salle de sport, jouer au tennis…). Je n’ai pas l’impression quand je sors, que je doive faire attention. Je pense que dans l’ensemble les quartiers sont juste bien entretenus et très sécuritaires.

Aux États-Unis, les transports en commun sont considérés comme généralement mauvais et surtout dangereux dans les grandes villes. Donc dans le bus, dans le train, ce n’est tout simplement pas sûr d’être là, j’ai utilisé le métro, j’ai utilisé le tram, j’ai utilisé ces choses à Los Angeles et je m’y suis sentie très peu en sécurité, je tenais mon sac et je prenais un air mauvais pour dissuader les agresseurs potentiels. Mais ici j’ai l’impression de pouvoir me détendre et personne ne va m’attaquer. C’est pourquoi je marche la nuit sans me sentir en insécurité… puisque pendant la journée je travaille.

Quels sont tes endroits préférés en ville à Orléans ?

J’aime vraiment l’espace entre les arrêts de tram Tourelles-Dauphine et Royal-Châtelet parce qu’entre les deux se trouve la Loire et je peux marcher le long ou courir et j’apprécie vraiment l’air frais et la vue, c’est très calme et paisible. J’aime aussi la rue de Bourgogne, il y a beaucoup de boutiques, cafés, bars… si vous aimez ça, c’est juste agréable de s’y rendre et de voir le lieu prendre vie la nuit.

Quel est ton restaurant préféré ?

J’aime vraiment Flamme Viet 🙂

Tu as assisté à un match de basket de l’OLB à Comet. Quel est ton regard d’américaine sur l’ambiance ?

J’ai vraiment apprécié l’énergie du lieu et de la foule. J’ai apprécié l’énergie du jeu avant qu’il ne commence et pendant et après. Je me souviens qu’il y avait des gens qui criaient, il y avait de la musique, il y avait des tambours pour motiver la foule. J’ai trouvé mignon aussi que pendant le match il y ait des enfants dans le public mais aussi sur le terrain pour de la danse et des petits jeux. Sans parler de la mascotte faisant des roues ou des saltos. On a quelque chose de similaire aux États-Unis bien sûr, c’est très proche.

Ah ! L’annonceur était très enthousiaste aussi. Et il parlait assez lentement pour que je comprenne. Donc c’était génial.

Différence notable : il avait de la musique française, de la musique anglaise, et espagnole… J’ai vraiment apprécié la combinaison, ça me met de très bonne humeur et j’ai même enregistré des vidéos que j’ai envoyées à des amies qui sont fan de certains groupes musicaux.

Si tu devais résumer ton expérience à Orléans en trois mots ?

Je dirais : paisible, décontracté et juste… heureux.

Que conseiller à un autre Américain envisageant de déménager ici ?

D’abord je recommanderais bien sûr de trouver un premier logement, régler ces aspects logistiques. Ensuite, vous devez absolument apprendre le français. C’est la seule façon de pouvoir non seulement vous intégrer, mais vous faire des amis et vous sentir comme une partie de la vie quotidienne ici. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu’ils s’adaptent à vous et parlent en anglais. Vous devez réaliser que vous êtes dans un autre pays et vous devez essentiellement adopter leurs façons de faire.

Si vous cherchez une vie plus lente, plus paisible, alors je recommande de venir en France. Je ne pense pas que vous serez déçu si vous êtes prêt à garder l’esprit ouvert et bien sûr, à apprendre le français :-).

Article publié le 31 Déc, 2025

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