Guillaume – Vivre à Orléans https://www.vivre-orleans.fr/ Tourisme, bien-être et cool attitude en région Centre Thu, 09 Jul 2026 15:40:58 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://www.vivre-orleans.fr/wp-content/uploads/2021/12/cropped-logo-orleans-32x32.jpg Guillaume – Vivre à Orléans https://www.vivre-orleans.fr/ 32 32 Clémence, chargée de mission chez Dev’up : « La transition écologique n’est pas une contrainte, c’est une opportunité » https://www.vivre-orleans.fr/clemence-chargee-de-mission-chez-devup-la-transition-ecologique-nest-pas-une-contrainte-cest-une-opportunite/ https://www.vivre-orleans.fr/clemence-chargee-de-mission-chez-devup-la-transition-ecologique-nest-pas-une-contrainte-cest-une-opportunite/#respond Thu, 09 Jul 2026 15:40:30 +0000 https://www.vivre-orleans.fr/?p=1815 Clémence DEBACK travaille chez Dev’up Centre Val de Loire, l'agence de développement économique de la région qui édite notamment le portail LaTransitionPME.fr qui vise à mettre en relation les entreprises demandeuses et offreuses de solutions de transition écologique.

Chargée des questions de transition écologique, elle accompagne les entreprises du territoire dans leurs démarches — pas en tant que consultante RSE, mais en tant que pivot entre les acteurs, les financements et les expertises disponibles. Elle nous parle du portail de la transition, un outil né d'un besoin collectif très concret.

Dev’UP Centre Val de Loire : de quoi parle-t-on ?

— Pouvez-vous nous présenter Dev’up Centre Val de Loire et votre rôle au sein de l'agence ?

Dev’up Centre Val de Loire, c'est l'agence de développement économique de la région Centre-Val de Loire. Notre mission principale, est l'accompagnement des entreprises situées sur le territoire ou qui s'y implantent. Ce soutien couvre plusieurs volets : l'export, l'innovation, l’accès au financement, la transition écologique, la transition numérique... On a vraiment des entrées très différentes selon les besoins des entreprises.

On a aussi une mission d'animation de l'écosystème de soutien au développement économique — que ce soit les développeurs économiques ou les têtes de réseau. À ce titre, j'anime un comité spécialisé, le Comité TESS, dédié aux transitions écologiques, sociales et solidaires, co-présidé par la Région Centre-Val de Loire, le MEDEF, la CRESS et la CMA.J'interviens également auprès de l'Université des Développeurs Economiques pour faire monter en compétences les équipes territoriales de soutien au développement économique qui interviennent auprès des entreprises régionales sur les questions de décarbonation.

— Concrètement, comment se passe l'accompagnement d'une entreprise sur le numérique, par exemple ?

Prenons une PME qui se pose des questions sur la digitalisation de ses pratiques. Elle peut être accompagnée par Dev’up — d'autant que nous sommes appuyés par des programmes européens. Ma collègue Isabelle va se rendre dans l'entreprise, réaliser un diagnostic de maturité numérique, et en fonction des résultats, orienter vers les bons interlocuteurs : cybersécurité, usages de l'IA, digitalisation des processus, réflexion sur un ERP… et veiller à la mise en place d’un parcours d'accompagnement dédié. 

On n'est pas des consultants, mais on a clairement un rôle de soutien. Et surtout, on est à la croisée des chemins de l'écosystème. C'est notre vraie en fonction des besoins et enjeux de l’a entreprise, selon sa maturité et sa capacité de financement.

Le portail de la transition : né d'un besoin de terrain

— Comment est né le portail de la transition écologique ?

Le départ, c'est très simple : dans le cadre d’un Comité TESS, nous étions tous autour de la table et nous nous sommes dit que nous avions chacun une dizaine de noms d'offreurs de solution qu'on conseillait aux entreprises accompagnées quand il le fallait. L'idée est venue de se partager ces données, cette connaissance — et même d’en faire profiterdirectement tous les développeurs économiques et les entreprises du territoire.

Au départ, le portail, c'est vraiment un annuaire. Une cartographie de toutes les compétences techniques qui existent en région Centre-Val de Loire. Avec une idée forte : mettre en relation les entreprises régionales, avec des offreurs de solutionde la région pour leur démarche de transition. Cela offre à la fois plus de visibilité pour ces prestataires, et plus d'accessibilité pour les entreprises engagées.

Aujourd'hui, le portail référence 70 entreprises capables d'accompagner sur un ou plusieurs sujets de transition écologique. Et nous, on peut dire aux PME qui nous sollicitent : voilà les experts techniques disponibles — on ne peut pas en recommander un en particulier, on a un devoir de neutralité, mais ils existent et ils sont là.

Contrainte ou opportunité ? Ce que pensent vraiment les dirigeants de la transition écologique

— Quand vous échangez avec des décideurs, comment perçoivent-ils la transition écologique — comme une contrainte ou comme une opportunité ?

En fait, cette réflexion arrive dans un second temps. Ce qui mobilise d'abord les chefs d'entreprise, c'est quelque chose de très opérationnel : ma facture énergétique est trop élevée, je consomme trop d'eau, mon coût matière explose à cause des emballages, ma part mobilité dans mon bilan carbone est énorme... C'est ce questionnement très concret qui les amène à se demander ce qu'ils peuvent faire.

Et c'est nous, dans l'accompagnement, qui leur disons : en fait, ce que vous êtes en train de faire, c'est de la transition écologique. Je ne connais pas de chef d'entreprise qui se lève le matin en disant « tiens, je vais faire la transition écologique ». Il se dit : comment je réduis mes charges, comment j'optimise ma consommation de matière, comment je rends mon entreprise plus attractive pour mes salariés ? Et la transition écologique a dans sa boîte à outils de nombreux leviers pour répondre à exactement ces questions.

— Et la contrainte réglementaire, n'est-elle pas un moteur suffisant ?

Elle existe, évidemment, et il faut la respecter. Mais si l'entreprise ne voit que ça, elle fait fausse route. Parce que la réglementation va évoluer. Notre travail, c'est de leur rappeler : se mettre dans une démarche proactive vous permet non seulement d'anticiper ces contraintes, mais d'aller au-delà — et peut-être même de les transformer en opportunité.

— Avez-vous un exemple concret d'entreprise accompagnée avec des résultats visibles ?

Oui, le groupe Triamétal — une chaudronnerie du Loiret. Le point de départ, c'était une machine de découpe laser. Ils voulaient investir dans un nouvel équipement pour développer leur offre de service. Et à partir de là, on a travaillé avec la dirigeante pour en faire un vrai projet de transition écologique.

Comment ? En partant d'un problème opérationnel — changer de machine pour accroître l'activité — elle a poussé la réflexion : comment choisir une machine plus économe en matière et en découpe ? Comment produire l'azote nécessaire à l'opération directement sur place, plutôt que de le faire venir de loin ? Comment en faire un argument commercial ? Comment mobiliser les salariés sur l'impact de leurs consommations énergétiques ? D'un simple changement de machine, elle a construit une vraie démarche. Et l'entreprise a en plus bénéficié d'un soutien financier de la Région Centre-Val de Loire.

— Si vous pouviez faire passer un seul message aux entreprises de la région, lequel serait-il ?

Que la compétence existe ici, en région — à la fois pour la réflexion, pour la technique, pour le financement, et pour l'humain. La transition écologique n'est pas réservée à des experts venus d'ailleurs. C'est quelque chose d'hyper concret et d'hyper local.

Aujourd'hui, en Centre-Val de Loire, on a des offreurs de solutions experts pour accompagner les entreprises sur des sujets aussi variés qu'animer une fresque du climat, réaliser un audit RSE, travailler sur la géothermie, dépolluer des eaux ou traquer les fuites dans les machines. Des choses très précises et très techniques. Les entreprises ne sont pas seules face à ces enjeux. Et parce qu'elles ont compris que c'est une opportunité, elles peuvent vraiment se lancer en toute confiance.

]]>
https://www.vivre-orleans.fr/clemence-chargee-de-mission-chez-devup-la-transition-ecologique-nest-pas-une-contrainte-cest-une-opportunite/feed/ 0
Le RCO en Nationale : quand le rugby transforme l’essai pour toute une ville https://www.vivre-orleans.fr/le-rco-en-nationale-quand-le-rugby-transforme-lessai-pour-toute-une-ville/ https://www.vivre-orleans.fr/le-rco-en-nationale-quand-le-rugby-transforme-lessai-pour-toute-une-ville/#respond Mon, 25 May 2026 15:15:43 +0000 https://www.vivre-orleans.fr/?p=1792 Le Rugby Club Orléans vient de valider sa montée en Nationale, troisième division nationale. Un événement sportif qui dépasse largement le cadre du terrain et qui bouscule l'écosystème du sport professionnel en région Centre-Val de Loire.

Une ascension fulgurante et méritée

Le RCO a terminé la saison régulière 2025-2026 en tête de son groupe de Nationale 2, victorieux de 15 matchs sur 22, avec un bilan parfait à domicile : onze victoires en onze rencontres. Le club orléanais a cumulé le plus grand nombre de bonus offensifs de la division et une moyenne de 30 points par match.

La montée a été actée le dimanche 24 mai, au terme d'une demi-finale retour face à Mâcon, remportée 40 à 26 au stade Marcel-Garcin. Devant plus de 3 000 fans réunis dans les travées des Montées, le RCO a rapidement tué le suspense.

Il s'agit de la troisième montée en quatre ans pour le club, et de son retour au plus haut niveau depuis le début des années 2000. Un an plus tôt, la même ambition avait buté en demi-finale face à Niort. Cette fois, pas de regrets.

Un désert rugbystique enfin comblé

Pour mesurer ce que représente cette montée, il faut poser le décor régional. La région Centre-Val de Loire est structurellement absente du rugby de haut niveau. Aucun club n'évolue en Top 14 ni en Pro D2. Le RCO était jusqu'ici confiné en quatrième division. Pendant des décennies, les amateurs de rugby ovale du Loiret n'avaient pas de club élite à soutenir localement.

Cette montée en Nationale vient combler un vide réel et crée une dynamique d'identification forte pour un public jusqu'ici orphelin. Le contexte est d'autant plus favorable que le rugby attire de nouvelles générations depuis les années Coupe du monde et le renouveau du XV de France — un élan que le RCO est désormais en position de capter localement.

Ce que change la Nationale

Besoin d'un stade à la hauteur des ambitions

La montée rend inévitable la question de l'enceinte. Marcel-Garcin, le stade historique du club aux Montées, est structurellement limité : l'unique tribune ne possède pas de toit, et le club perdait chaque année des dizaines de milliers d'euros de recettes de billetterie, comme l'a lui-même reconnu le président Didier Bouriez.

Le RCO a déjà franchi un pas symbolique fort : le 6 décembre 2025, le club investissait pour la première fois le stade de La Source, l'enceinte de l'USO Football, d'une capacité de 7 533 places. La cohabitation entre les deux clubs est désormais actée, sur le modèle de ce qui existe déjà à Rouen, Bourg-en-Bresse ou Vannes.

Les présidents des deux clubs et le maire Serge Grouard partagent l'ambition de rénover le stade à l'horizon 2026-2027, pour un coût évalué à environ 10 millions d'euros. Les travaux envisagés portent sur l'éclairage, les vestiaires, la buvette et surtout la tribune Marc Vagner, dont la vétusté est unanimement reconnue. Ce projet n'est toutefois pas encore inscrit au budget 2026 de la ville, en attente du tour de table financier impliquant le Département et la Région.

Une attractivité accrue pour les partenaires

En Nationale 2, le RCO était déjà le club disposant du plus gros budget de sa division, avec une cible à 2,5 millions d'euros affichée par son président. En Nationale, la visibilité est supérieure : médiatisation fédérale accrue, matchs retransmis, affluences plus importantes. Pour les entreprises du Loiret qui souhaitent associer leur image au sport de haut niveau, le RCO devient un vecteur d'image inédit dans le tissu économique régional.

Le centre de formation, accélérateur de filière

Depuis septembre 2017, un Centre d'Entraînement Labellisé s'appuie sur la section sportive du lycée Benjamin Franklin pour accueillir de jeunes joueurs sélectionnés dès la seconde, dans un double projet sportif et scolaire. La montée en Nationale renforce considérablement l'attractivité de cette filière : des talents régionaux auront désormais une perspective concrète d'évolution à Orléans, sans quitter la région.

Le RCO a par ailleurs officialisé un partenariat avec le Racing 92, multiple vainqueur du bouclier de Brennus, permettant à certains espoirs orléanais de se développer chez le club francilien "pour ne pas les déraciner", selon les mots du président du club. Un accord stratégique qui inscrit le RCO dans un réseau de formation de premier plan.

Les défis à relever l'année prochaine

La réalité financière de la Nationale doit tempérer l'enthousiasme. Les clubs qui évoluent à ce niveau disposent de stades dont la capacité dépasse fréquemment 9 000 places — Albi (13 580 places), Bourg-en-Bresse (11 400), Carcassonne (10 000). Le RCO devra combler rapidement son retard en infrastructures.

Sur le plan budgétaire, la Nationale exige des moyens croissants. Des observateurs estiment que les clubs dont le budget est inférieur à 3 millions d'euros rencontreront des difficultés croissantes pour maintenir leur rang. La FFR a par ailleurs annoncé un plafonnement de la masse salariale à 60 % des revenus, avec une cible à 40 % à terme, et l'obligation de couvrir tout déficit prévisionnel dès le début de saison.

Le niveau sportif constituera lui aussi un saut qualitatif. Les clubs de Nationale recrutent des joueurs expérimentés issus du Pro D2, voire du Top 14, et disposent de staffs renforcés. Le RCO a déjà anticipé ces exigences : en Nationale 2, le club avait élargi son staff médical et amélioré le confort des déplacements à l'extérieur. Le passage au niveau supérieur imposera de franchir un nouveau palier.

Orléans, une ville en forme sportive

La montée du RCO s'inscrit dans un contexte d'ensemble remarquable pour le sport orléanais. L'Orléans Loiret Basket a remporté sa première Leaders Cup Pro B en février 2025, son premier titre depuis 15 ans, après avoir renversé le leader Boulazac en finale. Le club affiche par ailleurs la meilleure affluence moyenne de toute la LNB avec 7 317 spectateurs de moyenne à la CO'Met Arena — un record historique pour un club de Ligue nationale de basketball sur une saison régulière. Et le club est à ce jour toujours en playoffs d'accessoin à l'Elite 1.

Du côté du handball, le Saran Loiret Handball remonte en Starligue !

Orléans dessine ainsi une carte sportive cohérente et ambitieuse, portée par trois clubs dans leurs disciplines respectives, au service d'un bassin de près de 300 000 habitants. La montée du RCO en Nationale n'est pas un épiphénomène : c'est l'aboutissement d'un projet de club construit méthodiquement, et le début d'un défi que la ville devra relever collectivement — en tribunes, en financements et en infrastructures.

Sources

  • France 3 Centre-Val de Loire — Rugby : Orléans monte en Nationale, le RCO domine Mâcon 40-26 https://france3-regions.franceinfo.fr/centre-val-de-loire/loiret/orleans/rugby-orleans-monte-en-nationale-le-rco-domine-macon-40-26-en-demi-finale-de-nationale-2-3356383.html
  • ICI Orléans (France Bleu) — Le RCO confirme contre Mâcon et monte en Nationale https://www.ici.fr/centre-val-de-loire/loiret-45/orleans/direct-demi-finale-retour-de-nationale-2-suivez-le-match-de-la-montee-pour-le-rugby-club-orleans-face-a-macon-6508724
  • ICI Orléans — Interview du président Didier Bouriez après la montée https://www.ici.fr/emissions/l-invite-de-ici-matin-orleans/au-rugby-il-faut-etre-resilient-et-serieux-on-a-ete-les-deux-le-president-du-rco-ravi-apres-l-exploit-du-club-6052101
  • France Bleu Orléans — Plus gros budget de la division, le RCO veut jouer les premiers rôles en Nationale 2 https://www.francebleu.fr/sports/rugby/plus-gros-budget-de-la-division-le-rugby-club-orleans-veut-jouer-les-premiers-roles-en-nationale-2-5891524
  • France Bleu Orléans — Le RCO et l'USO entrevoient une rénovation du stade de la Source à l'horizon 2026-2027 https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-rco-et-l-uso-entrevoient-une-renovation-du-stade-de-la-source-a-orleans-a-l-horizon-2026-2027-2820780
  • France Bleu Orléans — Le stade de la Source va subir des transformations importantes en 2025 https://www.francebleu.fr/infos/societe/a-orleans-le-stade-de-la-source-va-subir-des-transformations-importantes-en-2025-2830896
  • France Bleu Orléans — Budget en forte hausse, mercato XXL : le RCO voit grand https://www.francebleu.fr/sports/rugby/budget-en-forte-hausse-mercato-xxl-le-rugby-club-d-orleans-voit-grand-pour-cette-saison-9764709
  • Site officiel Rugby Club Orléans https://rugbycluborleans.com
  • Wikipedia — Orléans Loiret Basket https://fr.wikipedia.org/wiki/Orl%C3%A9ans_Loiret_Basket
  • Wikipedia — Saran Loiret Handball https://fr.wikipedia.org/wiki/Saran_Loiret_Handball
  • BeBasket — Record d'affluence, Orléans largement n°1 https://www.bebasket.fr/record-daffluence-en-betclic-elite-mais-orleans-reste-le-roi-des-tribunes-francaises
  • Rugbyfederal.com — Discussion sur les contraintes budgétaires en Nationale https://rugbyfederal.com/forum/viewtopic.php?pid=1874082
]]>
https://www.vivre-orleans.fr/le-rco-en-nationale-quand-le-rugby-transforme-lessai-pour-toute-une-ville/feed/ 0
Coupe du monde de basket 2031 en France : pourquoi Orléans n’était pas au niveau https://www.vivre-orleans.fr/coupe-du-monde-de-basket-2031-en-france-pourquoi-orleans-netait-pas-au-niveau/ https://www.vivre-orleans.fr/coupe-du-monde-de-basket-2031-en-france-pourquoi-orleans-netait-pas-au-niveau/#respond Fri, 24 Apr 2026 09:04:54 +0000 https://www.vivre-orleans.fr/?p=1788 C'est une première historique pour le basketball français. La FIBA a officiellement attribué à la France l'organisation de la Coupe du monde masculine 2031, annoncée le 22 avril 2026. La compétition regroupera 32 équipes nationales et se déroulera du 29 août au 14 septembre 2031, avec une phase finale à Paris.

Trois villes ont été désignées sites hôtes : Paris (Accor Arena), Lyon (LDLC Arena) et Lille (Stade Pierre-Mauroy). Victor Wembanyama, prodige et star des San Antonio Spurs, sera l'une des attractions majeures de l'événement à domicile.

Mais voilà.. Orléans, malgré son stade Comet rutilant et d'une capacité de 10.000 places n'a pas été retenue pour accueillir de matchs. Pourquoi ?

L'Arena du Loiret dans la course… avant d'en être éliminée

Orléans a failli faire partie de l'aventure. Le CO'Met — l'Arena du Loiret — figurait bien dans les premières réflexions de la Fédération Française de BasketBall (FFBB). La salle inaugurée en 2022 est l'une des plus modernes de France, et les Bleus l'ont visitée à cinq reprises en trois ans, notamment pour des préparations olympiques. Les places n'étaient d'ailleurs pas données en comparaison avec les tarifs plus modérés des matchs de l'OLB le club résidant.

Jean-Pierre Hunckler, président de la FFBB, a lui-même confirmé l'intérêt initial pour la capitale ligérienne :

« Elle était dans nos choix. Malheureusement, la capacité et le niveau de l'hôtellerie orléanaise ne répondaient pas au cahier des charges de la FIBA. La ville d'Orléans, le Conseil Départemental du Loiret et la région Centre-Val de Loire étaient prêts à nous aider. Ils sont très motivés par le basket, concernés par leur club. Pour eux, cela a été une déception quand nous avons été obligés de leur dire qu'on ne rentrait pas du tout dans les critères de l'hôtellerie sur Orléans, même en tentant de discuter avec la FIBA. »
— Jean-Pierre Hunckler, président de la FFBB

Un cahier des charges hôtelier hors de portée

Pour une Coupe du monde FIBA, les contraintes logistiques sont considérables. Les 32 délégations participantes représentent plusieurs centaines de personnes devant être hébergées dans des conditions très précises, sur une durée pouvant dépasser deux semaines pour les équipes les plus avancées dans la compétition.

La FIBA exige notamment que plusieurs délégations puissent résider dans un même établissement de très haut standing — ce que l'on appelle la règle des « gros porteurs ». Concrètement, cela suppose des hôtels capables d'accueillir simultanément une centaine de personnes dans des chambres respectant des critères stricts de surface (au minimum 24 m² pour une chambre double) et de services : conciergerie, room-service 24h/24, climatisation, coffres-forts en chambre. Des standards qui correspondent à la catégorie 5 étoiles selon le référentiel français d'Atout France, lequel évalue plus de 240 critères.

Or, le parc hôtelier d'Orléans ne compte aucun établissement 5 étoiles. Les meilleures adresses de la ville atteignent 4 étoiles — l'Empreinte Hôtel & Spa, le Mercure Bords de Loire, le Novotel Centre Gare — des établissements de qualité, mais insuffisants au regard du cahier des charges international.

Les hôtels de grand luxe les plus proches sont des châteaux en Sologne, à une quarantaine de kilomètres (La Borde en Sologne, le Relais de Chambord), peu adaptés à la logistique sportive intensive d'une telle compétition.

Malgré l'implication des élus locaux — la Mairie d'Orléans, le Département du Loiret et la Région Centre-Val de Loire s'étaient tous mobilisés pour soutenir la candidature — et même après des tentatives de négociation directe avec la FIBA, aucune solution n'a pu être trouvée.

Les stars NBA : des exigences logistiques de très haut niveau

Ce n'est pas une particularité de la Coupe du monde : pour les basketteurs d'élite, et plus encore pour les joueurs NBA, la question de l'hébergement est un enjeu majeur à chaque grande compétition. Les JO de Paris 2024 l'ont parfaitement illustré.

Alors que la grande majorité des délégations résidait au village olympique de Villeneuve-d'Ascq, les équipes masculine de France et des États-Unis ont toutes deux décliné cette option. Les Bleus de Victor Wembanyama ont installé leur camp de base au CREPS de Wattignies, à l'écart de l'effervescence collective.

Les Américains, eux, ont privatisé un hôtel 5 étoiles en plein centre-ville de Lille, garantissant à LeBron James, Stephen Curry et leurs coéquipiers un niveau de confort, de sécurité et d'intimité impossible à atteindre dans une résidence collective.

Pour la Team USA en particulier, ce type d'organisation est devenu une norme. Habitués en saison régulière aux charters privés, aux suites d'hôtel et aux protocoles de récupération élaborés, les joueurs NBA ne transigent pas sur ces standards même en sélection nationale.

La sécurité joue également un rôle central : privatiser un établissement permet de contrôler les accès, de limiter les contacts non maîtrisés avec le public et la presse, et de protéger des athlètes dont la valeur médiatique est considérable.

C'est exactement ce type d'infrastructure que la FIBA exige à l'échelle de toute une compétition mondiale. Une exigence que Paris, Lyon et Lille peuvent absorber. Pas Orléans, du moins pas encore.

Une déception réelle, une reconnaissance indirecte

Il serait injuste de réduire cette éviction à un simple échec. L'Arena du Loiret s'est imposée ces dernières années comme une salle de référence pour les Bleus, et l'OLB bénéficie d'un investissement local sans équivalent dans la région. Le basket y est une affaire sérieuse.

Mais la Coupe du monde 2031 s'annonce comme un événement planétaire — le premier du genre en France — et les exigences qui l'accompagnent reflètent une réalité économique et logistique d'une tout autre échelle. Pour Orléans, la déception est à la mesure de l'ambition.

]]>
https://www.vivre-orleans.fr/coupe-du-monde-de-basket-2031-en-france-pourquoi-orleans-netait-pas-au-niveau/feed/ 0
« Il manquait une vraie offre de soins en orthodontie» — Dr Laura Chargé https://www.vivre-orleans.fr/orthodontiste-a-orleans-dr-laura-charge/ https://www.vivre-orleans.fr/orthodontiste-a-orleans-dr-laura-charge/#respond Mon, 02 Mar 2026 07:26:27 +0000 https://www.vivre-orleans.fr/?p=1751 Venue de Paris il y a quelques années, la Dr Laura Chargé a choisi Meung-sur-Loire pour y ouvrir son cabinet d'orthodontie. Un pari sur le cadre de vie, mais aussi sur un territoire en manque de soins spécialisés. Rencontre avec une praticienne convaincue que la technologie peut changer l'expérience patient.

Un choix de vie, un choix de territoire

— Pourquoi avoir choisi de vous installer dans la région orléanaise ?

Je viens de Paris. Nous avons decouvert Orléans il y a quelques années et nous avons beaucoup aimé la ville d'Orléans — la proximité avec Paris, le centre-ville, l'espace, le cadre de vie. On a décidé de sauter le pas.

— Et plus précisément à Meung-sur-Loire, plutôt qu'en centre-ville d'Orléans ou en proche périphérie ?

C'est dans la même philosophie : on avait besoin d'espace. J'étais déjà venue plusieurs fois à Meung-sur-Loire avec mes enfants, j'avais beaucoup aimé cette ville — son centre, son château, tout ce qu'elle offre. Et en faisant mes recherches, j'ai réalisé qu'il n'y avait pas d'offre de soins en orthodontie dans cette zone. J'ai rencontré la maire, un local était vacant, et j'ai trouvé que l'emplacement me convenait parfaitement : accessible, agréable, avec de l'espace.

Un territoire en sous-effectifs médicaux

— Comment percevez-vous l'offre de soins orthodontiques sur l'agglomération orléanaise ?

Il y a clairement moins de praticiens dans la zone où je me suis installée. Sur le secteur Meung-sur-Loire et alentours, il n'y avait pas d'orthodontiste. J'ai des connaissances qui habitent dans ce secteur : les gens n'avaient pas forcément envie d'aller jusqu'à Orléans pour ce type de soins. Je prends en charge des enfants, des adolescents, des adultes. Et j'ai de la place pour faire évoluer le cabinet, pourquoi pas à terme travailler à plusieurs.

— Le désert médical, c'est une réalité dans ce secteur ?

Oui, ça s'applique aux dentistes et à l'orthodontie. Le Loiret est aujourd'hui considéré comme un désert médical, hormis deux villes : Orléans et Olivet. L'ensemble du département est classé en zone sous-dotée en offre médicale — et ça inclut les soins dentaires. Meung-sur-Loire est quand même une particularité : c'est une ville hors-agglo qui a la plus grosse densité en termes de propositions de soins. Il y a une importante maison médicale, des kinés, une psychologue, une podologue, des infirmières, des sages-femmes. La ville a su regrouper des professionnels de santé. Ce qui n'empêche pas que, globalement, le Loiret reste en sous-effectifs sur l'offre dentaire.

La technologie au cœur de la pratique

— Je crois savoir que vous êtes un peu une « geek de l'orthodontie »…

J'ai essayé de faire un cabinet 100 % numérique, avec des technologies de pointe. Ça fait dix ans que je ne prends plus d'empreintes avec de la pâte. J'ai investi dans une nouvelle caméra intra-orale, je fais de la modélisation 3D — ce qui permet, notamment pour les traitements par aligneurs, de visualiser l'objectif du traitement et de prévisualiser le résultat final avec le patient. On peut aussi imprimer directement des modèles, ce qui rend le service plus rapide et les travaux plus précis. Je me sers systématiquement de cette technologie parce que je gagne en précision, en rapidité, et ça améliore le confort pour le patient.

— Et l'intelligence artificielle, ça a déjà un impact concret dans votre pratique ?

Beaucoup, oui — et sur plusieurs aspects. Dans les logiciels qu'on utilise pour traiter les données des patients, l'IA et les algorythmes nous permettent de n’omettre aucune informations et d'obtenir des résumés et des comptes rendus mieux organisés . Mais c'est surtout au cœur du traitement par aligneurs en 3D : c'est cette technologie qui permet de réaliser ce type de traitement en clinique. 

Conseils aux parents : à quel âge consulter ?

— Quels conseils donneriez-vous à des parents qui cherchent un orthodontiste ?

La question qui revient le plus souvent, c'est : à quel âge amener mon enfant ? Et c'est compliqué d'y répondre sans avoir vu l'enfant. Si on observe une incohérence dans la fermeture buccale — une mâchoire trop en avant, trop en arrière, un décalage entre le bas et le haut — ce sont des enfants à voir rapidement, parce qu'on peut encore agir sur le potentiel de croissance.

S'il s'agit d'une malposition dentaire isolée, on peut très bien attendre plus longtemps. En France, pour des raisons administratives, il faut que le traitement soit initié avant 16 ans pour qu’il soit prit en charge par la sécurité sociale. Mais globalement, je recommande,en cas de doute, un dépistage précoce : ca permet de ne pas passer a coté d’une necessité de traitement précoce et cela  évite des traitements plus lourds par la suite.

— Faut-il nécessairement passer par un dentiste pour vous consulter ?

Pas du tout. On peut venir directement, en première intention. Les dentistes nous envoient souvent des patients parce qu'ils détectent les problèmes, c'est vrai. Mais en cas de doute, on peut venir consulter directement. Je reçois en consultation, on évalue ensemble. Si un traitement est nécessaire, on le met en place. Sinon, je demande au patient de revenir dans un an, deux ans, trois ans, selon le stade d'élaboration de sa dentition adulte.

— Un dernier mot pour conclure ?

J'aimerais préciser qu'aujourd'hui, nos objectifs de traitement ont évolué : on est dans une approche plus conservatrice, notamment en termes d'extractions. On a des solutions à la fois esthétiques et fonctionnelles pour les enfants comme pour les adultes. Il n'y a pas de limite d'âge pour se lancer dans un traitement orthodontique.

]]>
https://www.vivre-orleans.fr/orthodontiste-a-orleans-dr-laura-charge/feed/ 0
Maud, hypnothérapeute à Orléans : « Mon rôle, c’est d’aider à une prise de conscience rapide » https://www.vivre-orleans.fr/maud-hypnotherapeute-a-orleans/ https://www.vivre-orleans.fr/maud-hypnotherapeute-a-orleans/#respond Mon, 09 Feb 2026 08:39:48 +0000 https://www.vivre-orleans.fr/?p=1741 Maître Praticien en Hypnose Ericksonienne, Maud Barrault exerce à Orléans depuis un peu plus de 10 ans, où elle combine hypnose, PNL et Access Bars® pour accompagner ses clients vers un mieux-être durable. Son crédo : traiter la personne avant le symptôme, en prenant le temps de comprendre l'histoire de chacun.

Surcharge mentale, troubles du sommeil, anxiété, problématiques de couple ou professionnelles : elle nous livre sa vision d'une thérapie brève qui mise sur l'intuition et n'hésite pas à bousculer — toujours avec bienveillance — pour accélérer les prises de conscience.

Comment votre méthode se distingue-t-elle des autres hypnothérapeutes à Orléans ?

Il y a beaucoup de praticiens à Orléans, avec différentes méthodes, et chaque personne peut ainsi trouver une identité de thérapeute qui lui correspond. Mon approche, c'est une approche personnalisée et intuitive. Ce que j'entends souvent, c'est que l'hypnose c’est une technique. Mais ce n'est pas que ça.

L'important, je trouve, c'est de détecter le plus rapidement possible ce qui se passe chez la personne qui vient consulter. Je m'intéresse d'abord à l'individu avant de m'intéresser au mal en tant que tel.

Ce qui peut me distinguer aussi, c'est une approche un peu punchy… tout en étant englobante et bienveillante, évidemment. Mon but, c'est d'aider mon client à une prise de conscience rapide. Ça peut bousculer — il faut le savoir — mais les gens reviennent, donc ça les bouscule positivement. Les changements peuvent être très rapides, très importants. Il peut y avoir des remises en question, mais du coup des actions concrètes aussi derrière.

Enfin, tout en restant dans le rationnel et le pratique, je développe un côté très intuitif, avec des informations qui me viennent spontanément et qui s'avèrent vraies la plupart du temps. Quand je pose des questions à mes clients, j'ai comme un guide sensoriel, intuitif, qui me dit « non, ce n'est pas ça ». Je les guide, et petit à petit le déclic se fait tout seul. C'est vraiment une partie de moi qui prend le relais et qui dit « là, ce ne sont pas les bonnes infos » ou « ce ne sont pas les infos utiles aujourd'hui ».

Quelles sont les demandes les plus fréquentes que vous recevez à Orléans ?

De manière générale, il y a une surcharge mentale. Et de cette surcharge peuvent découler plein de choses : le sommeil perturbé, l'anxiété, l'angoisse, des troubles digestifs et autres dérèglements du corps, des ruminations…

Malheureusement, beaucoup de demandes sont en lien avec le milieu du travail : non-écoute, harcèlement... Ou une accumulation d’événements de la vie qui mènent à une sorte de burn out.  Et puis j'ai de plus en plus de problématiques de couple. Les gens se rendent compte qu'ils ne sont plus alignés. Ce n'est pas forcément pour se séparer — on ne vient pas d'emblée me dire « j'ai besoin de quitter mon/ma partenaire ». Mais plutôt pour y voir plus clair.

On a eu une époque où les parents, les grands-parents restaient ensemble quoi qu’il arrive. Puis une époque où on a découvert « je vais prendre ma liberté rapidement ». Et là, on est un peu entre les deux : je peux prendre ma liberté, mais comment la prendre, avec les bonnes décisions. Sur ces problématiques de couple, mon rôle est d’accompagner vers la meilleure décision, sans forcément tout remettre en cause.

Avez-vous constaté une évolution après le Covid ?

Au niveau des adultes, pas tant que ça. Mais les enfants et les adolescents, oui, énormément. Des phobies scolaires et sociales, des déscolarisations, des comportements anxieux que je ne voyais pas avant. Vraiment, ce sont les ados et les enfants qui ont été le plus touchés. Beaucoup ont du mal à retrouver leurs repères.

Est-ce qu'Orléans a des atouts pour préserver l'équilibre mental et physique ?

Je ne vais pas être objective parce que j'adore ma ville ! Je trouve qu'on a vraiment un panel équilibré pour un mode de vie sain, à partir du moment où on se connaît soi-même. Si on sait qu'on préfère la ville ou la campagne, Orléans et son agglomération ont vraiment tous les atouts pour trouver un mode de vie équilibré.

On a une proximité avec Paris, la possibilité de bouger facilement, un accès culturel intéressant, un accès sportif varié aussi. J'ai vraiment la sensation qu'on peut trouver son bonheur dans pas mal de domaines de la vie quotidienne.

Sur le côté thérapeutique, c'est pareil : c'est à chacun de trouver l'identité de son thérapeute, celui avec qui on s'entend bien. Je trouve qu'à Orléans il y a une belle dynamique professionnelle. Je pense qu'à partir du moment où on se connaît soi-même, on sait ce qui nous convient, et il y a de quoi piocher ! Orléans a un peu tous ces aspects-là de manière équilibrée.

Un lieu que vous recommanderiez pour se ressourcer ?

Les bords de Loire ! J'habite pas très loin et je trouve qu'on a des bords de Loire magiques, exceptionnels. Quand on y est — je suis un peu sportive, je cours — j'ai l'impression parfois de m'évader, d'être en vacances.

En quelques minutes, on sort de la ville et on est quasiment à la campagne en suivant la Loire. On n'est pas stressé par le trajet, il suffit de suivre le cours. Tout en ayant de la vie autour de soi : les enfants, les familles. Quand je cours, je n'ai pas besoin de musique, j'ai juste à observer et à partir un peu dans mes rêveries. C'est là que je me ressource.

En savoir plus sur Maud Barrault

]]>
https://www.vivre-orleans.fr/maud-hypnotherapeute-a-orleans/feed/ 0
Marie-Laure, naturopathe à Orléans : « Mon objectif, c’est que chacun puisse manger de tout, raisonnablement » https://www.vivre-orleans.fr/marie-laure-naturopathe-orleans/ https://www.vivre-orleans.fr/marie-laure-naturopathe-orleans/#respond Wed, 21 Jan 2026 07:26:16 +0000 https://www.vivre-orleans.fr/?p=1707 Mère de trois enfants, ancienne analyste de données dans la banque, Marie-Laure a choisi de se reconvertir dans la naturopathie, une passion transmise par sa mère. Spécialisée en santé fonctionnelle et en hormonologie, elle nous explique sa vision d'une naturopathie rigoureuse, loin des clichés sur les régimes restrictifs.

───────────

Un parcours atypique

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?

J'ai 35 ans, je suis mariée à un entrepreneur agricole qui travaille dans le bio et l'agriculture raisonnée, et nous avons trois enfants. Avant de me lancer dans la naturopathie, j'étais analyste de données dans une grande banque.

En réalité, la naturopathie découle de ma passion. J'ai été élevée là-dedans par ma maman, que ce soit pour les petits rhumes ou le bien-manger équilibré. J'ai baigné dans cet univers depuis toute petite. Quand j'ai eu mes trois enfants, j'ai eu envie de reproduire ça pour eux. Et puis j’ai réussi à me débarrasser de mon eczéma, ça a été un déclic. Après mon deuxième enfant, j'ai pris un congé parental et j'ai commencé ma formation.

Où avez-vous suivi votre formation ?

J'ai suivi une formation sérieuse à l'école ENA & MNC, dans le Jura. J'ai dû m'y rendre deux fois quinze jours, le reste se faisait à distance. Au total, j'ai suivi plus de 1 600 heures de cours, avec des intervenants, dont certains avaient fait médecine et des spécialistes de différents domaines de la naturopathie.

La santé fonctionnelle, une approche différente

Vous vous êtes spécialisée en « santé fonctionnelle ». Qu'est-ce que cela signifie ?

C'est différent de la naturopathie classique. Moi, je fais faire des analyses poussées à mes clients. Le médecin fait des analyses pour trouver un problème lésionnel, nous on fait des analyses qu'on appelle fonctionnelles : c'est individualisé et précis. C’est de la prévention.

Le but n'est vraiment pas de poser un diagnostic ou de trouver une maladie. L'objectif, c'est d'optimiser l'assiette de la personne et sa prise de compléments alimentaires en rapport avec sa biologie personnelle. Parce qu'aujourd'hui, beaucoup de gens prennent des compléments alimentaires, et souvent ils font des erreurs. Il y a des interactions à surveiller avec les traitements médicamenteux, et même entre les nutriments eux-mêmes qui peuvent empêcher une absorption optimale.

Comment fonctionnent ces analyses ?

Je travaille avec un laboratoire spécialisé basé en Belgique. Je fais la demande pour le client sur leur site professionnel, je sélectionne les tests que je préconise et le client valide et paye en ligne. Il reçoit le kit chez lui par la Poste.

Ça peut être des analyses d'urine, de selles, de salive. Pour les prises de sang, le client va dans un laboratoire de ville classique, paie 10 euros pour le prélèvement, récupère ses tubes et les renvoie dans un colis avec un pain de glace. Tout est bien expliqué, mais il y a une procédure assez précise à suivre.

Le déroulement d'une consultation de naturopathie

Comment se passe une première consultation ?

Je reçois la personne pendant une heure et demie. Je fais un bilan complet avec beaucoup de questions. Ensuite, je recoupe tout chez moi – ça demande pas mal d'heures de travail – entre ce que la personne m'a dit, ses réponses aux questionnaires et mes propres observations.

Après ce bilan, je préconise des analyses pour être précis et aller plus vite. Sinon, cela peut prendre plus de temps. Si la personne n'a pas les moyens de faire ces analyses, on peut procéder autrement : on teste des choses, et avec le temps on ajuste jusqu'à trouver ce qui fonctionne. Ça prend juste plus de temps.

Pour quels types de besoins vient-on vous consulter ?

Principalement du digestif et de l'hormonal, parce que j'ai fait une formation en hormonologie. Ça peut être pour tous les moments un peu charnières de la vie d'une femme ou d'un homme : puberté, ménopause, andropause…

J'ai aussi eu des cas de stress, de reflux gastro-œsophagiens, de perte de poids – les problématiques assez classiques en fait.

La naturopathie et la médecine

Comment les médecins perçoivent-ils la naturopathie ?

Aujourd'hui, il y a de plus en plus de médecins qui changent d'avis et commencent à apprécier ce travail de collaboration. Quand ils ont des patients avec des problèmes qui ne leur semblent pas strictement médicaux, ils peuvent les orienter vers un naturopathe.

Mais de manière générale, les médecins ne regardent pas du tout la naturopathie d'un bon œil. Et c'est compréhensible, parce qu'il y a beaucoup de charlatans. Des gens qui ont fait une formation en deux jours, parfois via l'ancien CPF, et qui se disent naturopathes. C'est très dangereux, parce qu'ils peuvent donner des conseils contre-productifs, voire dangereux pour la santé.

Comment vous positionnez-vous par rapport au médical ?

Le médecin a toujours raison. Le médecin donne un traitement, ce traitement doit être suivi. Je n'ai pas le droit de dire à quelqu'un d'arrêter son traitement, et jamais je ne ferai ça. Venir me consulter, c’est le fruit d’une démarche personnelle du client qui, après un certain temps, n'arrive pas à s'en sortir malgré les traitements et souhaite essayer autre chose de plus naturel.

Bien choisir son naturopathe

Que diriez-vous à quelqu'un qui cherche un naturopathe à Orléans ?

C'est une question difficile ! Tout dépend de ce que la personne a envie d'entreprendre. On peut tomber sur des naturopathes qui vont dire « il faut arrêter le gluten, arrêter les produits laitiers, arrêter ci, arrêter ça ». Moi, ce n'est pas du tout mon optique. Je suis plus dans l'équilibre et la diminution progressive pour arriver au seuil de tolérance de chacun.

Je dirais aux gens de ne pas aller vers quelqu'un de trop sectaire, trop radical dans ses protocoles. Il faut se renseigner, regarder le site internet, les diplômes privés car nous ne sommes pas reconnus par l’état, l'expérience, les avis. Moi-même j'ai consulté différents naturopathes avant de me former, et j'ai été déçue. Certains ne voient vraiment pas les dangers, donnent des plantes qui ont des contre-indications... Il faut être sûr de ce qu'on fait.

Quelle idée reçue sur la naturopathie vous agace le plus ?

« Arrêtez le gluten, arrêtez les produits laitiers et mangez des graines. » Ça, c'est le préjugé classique. Ça m'agace parce que je ne travaille pas du tout comme ça. La naturopathie, c'est de la logique adaptée à la personne. Ce n'est pas une généralité. Ce qui est bon pour l'un n'est pas bon pour l'autre.

Plus on fait un régime restrictif, moins on tolère de choses, et avec le temps on tolère de moins en moins. On crée des carences et des déséquilibres. La normalité, c'est de pouvoir manger de tout. Mon objectif, c'est de rééquilibrer pour que la personne puisse justement manger de tout raisonnablement, en évitant de se rendre malade.


Retrouvez plus d'informations sur le site du cabinet de naturopathie de Marie-Laure Faucheux.

]]>
https://www.vivre-orleans.fr/marie-laure-naturopathe-orleans/feed/ 0
En vacances, où manger à Orléans ? https://www.vivre-orleans.fr/en-vacances-ou-manger-a-orleans/ https://www.vivre-orleans.fr/en-vacances-ou-manger-a-orleans/#respond Mon, 05 Jan 2026 13:28:53 +0000 https://www.vivre-orleans.fr/?p=1702 Orléans réserve de belles surprises culinaires aux visiteurs qui prennent le temps de s'y attarder. Entre ses ruelles médiévales et ses quais paisibles, la ville offre une palette de restaurants pour tous les budgets et toutes les envies. Voici mes adresses préférées, testées et approuvées.

Sur le pouce et pas cher

So'Pho - Place du Châtelet

Cette petite pépite vietnamienne profite d'un emplacement idéal sur la place du Châtelet, une place piétonne entourée d'une belle architecture qui invite à la flânerie. L'ambiance détendue se marie parfaitement avec les parfums de citronnelle et de coriandre qui s'échappent des bols fumants. Un repas réconfortant sans se ruiner, dans un cadre apaisant loin de l'agitation urbaine.

Les Burgers du Boucher - Rive sud de la Loire, place de la Bascule

Traverser la Loire pour aller manger un burger, voilà une excellente excuse pour découvrir l'autre visage d'Orléans. La placette de la Bascule devient une véritable guinguette dès les beaux jours, avec une ambiance conviviale et décontractée. Les burgers XXL sont généreux et savoureux, préparés avec de vraies viandes de boucher. L'occasion parfaite de combiner promenade au bord du fleuve et bon repas sans exploser le budget.

Budget moyen

Le Well In Town

De l'avis d'un ami chef dans un autre restaurant réputé d'Orléans, c'est l'adresse incontournable pour déguster une belle pièce de viande sans se ruiner. Le rapport qualité-prix est difficile à battre dans la ville, et la carte met à l'honneur des morceaux de choix préparés avec soin.

Le Pavillon Bleu - Promenade des Moulins

Ce restaurant bénéficie d'une situation exceptionnelle avec sa vue imprenable sur le Loiret. Situé à quelques kilomètres du centre-ville, il faut s'y rendre en voiture ou à vélo, mais le détour en vaut largement la peine. Après le repas, prolongez le plaisir par une promenade le long du Loiret : c'est l'un de mes coins préférés à Orléans. Les belles maisons bourgeoises, la faune sauvage, la verdure tranquille... ce petit bras de la Loire possède un charme fou et mérite vraiment qu'on s'y attarde.

Le Tonnelier - À deux pas de la cathédrale

Pour une expérience authentique dans une ambiance bouchon lyonnais, Le Tonnelier est l'adresse qu'il vous faut. La cuisine solognote y est à l'honneur avec du sanglier et des ingrédients locaux sublimés par une présentation soignée qui ravit autant les yeux que les papilles. L'emplacement, à proximité immédiate de la cathédrale, permet de combiner visite culturelle et pause gourmande.

Garden Ice Café - Place de Loire

Installé dans des fauteuils confortables face à la Loire, on peut profiter ici d'une brasserie ouverte tous les jours avec des horaires étendus. La place de Loire offre une jolie vue sur le fleuve et ses promeneurs tranquilles, créant une atmosphère cosy et détendue. L'endroit idéal pour une pause à toute heure de la journée.

Budget confortable et plats authentiques 🌟

Dariole - Près de la préfecture

Cette table de caractère a pris ses quartiers dans une vieille maison pleine de cachet, non loin de la préfecture. Le cadre historique ajoute une dimension particulière à l'expérience gastronomique.

Chez Eugène - Vieille maison du centre

Les petites salles intimistes de cette ancienne demeure créent une atmosphère chaleureuse et confidentielle. Le charme de l'ancien se marie avec une cuisine qui mérite qu'on y consacre un budget plus conséquent.

Les Toqués - Bord de Loire

Voici peut-être ma recommandation préférée pour un repas d'exception. Situé au bord de la Loire, Les Toqués permet de prolonger le dîner par une promenade digestive le long du fleuve, sur des quais interdits à la circulation automobile. Le calme est absolu, l'atmosphère apaisante. Et si vous avez la chance d'y dîner en soirée, vous assisterez à l'un de ces magnifiques couchers de soleil sur la Loire qui font toute la magie d'Orléans. Un moment suspendu où gastronomie et beauté naturelle se rejoignent.

]]>
https://www.vivre-orleans.fr/en-vacances-ou-manger-a-orleans/feed/ 0
J’ai quitté les États-Unis pour Orléans : voici ce qui m’a le plus marquée https://www.vivre-orleans.fr/jai-quitte-les-etats-unis-pour-orleans-voici-ce-qui-ma-le-plus-marquee/ https://www.vivre-orleans.fr/jai-quitte-les-etats-unis-pour-orleans-voici-ce-qui-ma-le-plus-marquee/#respond Wed, 31 Dec 2025 14:38:48 +0000 https://www.vivre-orleans.fr/?p=1684 Nous avons eu la chance de rencontrer Ashley, une jeune américaine qui vit à Orléans depuis quelques mois. Nous en avons profité pour lui demander son point de vue sur la vie orléanaise, surtout en comparaison avec celle des Etats-Unis et de Los Angeles d'où elle est originaire.

Peux-tu te présenter rapidement ?

Mon nom est Ashley. Je suis Américaine. Ma famille est Vietnamienne mais je suis née aux USA. J'ai 25 ans et je suis ici en France avec un visa visiteur pour le moment. Je travaille à distance comme éditrice de contenus web pour une entreprise américaine qui vient de racheter une entreprise française. J'ai vécu à Paris et maintenant je vis à Orléans.

J'aime jouer au tennis, cuisiner et j'aime manger... que ce soit français ou vietnamien ou thaï, j'aime vraiment la nourriture ici :-).

Qu'est-ce qui t'a le plus surprise en arrivant à Orléans ?

Je dirais l'architecture : tous les bâtiments sont assez uniformes et plutôt anciens. La ville a un charme vraiment agréable. Jusqu'à lors, quand je pensais à de vieux bâtiments historiques, je pensais à des bâtiments délabrés, mal entretenus, mais la ville est très bien aménagée, avec de beaux bâtiments anciens mais refaits à neuf.

Quelle a été la principale difficulté d'adaptation ?

La principale difficulté a été la barrière de la langue car je n'avais pas parlé français et suivi de vrais cours depuis quelques années. Donc être noyée dans cette langue et devoir fonctionner et communiquer, c'était difficile et c'est pourquoi j'ai pris un cours intensif d'un mois quelques mois après mon arrivée.

Au début, j'étais aussi perdue avec les tramways et les bus et je ne savais tout simplement pas comment me déplacer parce que je n'ai pas l'habitude de prendre les transports en commun. Aux États-Unis, les gens utilisent généralement des voitures, donc j'ai dû apprendre à utiliser le tram, le bus, le métro, ce genre de choses.

En fait, vous devez penser à tout : comment l'utiliser mon ticket ? Dois-je appuyer sur un bouton pour demander au tramway de s'arrêter, ce genre de choses... Par exemple, je ne savais pas qu'on pouvait acheter un ticket pour la journée, un ticket pour 24 heures, un ticket pour le mois. Il y avait tellement d'options différentes dont je n'étais pas consciente.

Qu'est-ce qui te manque le plus des États-Unis ?

Je dirais que certains aliments me manquent. Personnellement, j'aime beaucoup les hot cheetos extra épicés et je ne peux pas les trouver en France. Les chips ne sont pas très épicées ici.

Qu'as-tu découvert ici que tu ne t'attendais pas à trouver à Orléans ?

Je pense avoir trouvé la paix et des gens très gentils. J'ai d'abord vécu à Paris pendant quelques mois quand je suis arrivée en France et c'était extrêmement agité et stressant. Donc je suis descendue ici sans savoir ce que j'allais trouver. J'ai d'abord vécu dans des hôtels puis j'ai trouvé une vraie maison où vivre. C'est très paisible, chaleureux et heureux.

Il y a beaucoup moins de monde dans les rues qu'à Paris. La plupart des gens qui travaillent à Paris font la navette. Donc quand je descends dans la rue ou même quand je vais au centre-ville d'Orléans, je ne suis pas entassé, il y a moins de gens qui se battent, moins de gens qui crient. Les rues sont beaucoup plus propres et mieux entretenues ici.

Comment trouves-tu le rythme de vie français comparé au rythme américain ?

Je pense qu'il est plus lent et plus équilibré car ici les gens prennent leur temps et j'ai l'impression qu'il y a plus d'accent mis sur les relations et le fait de profiter de la vie.

Ce que je veux dire par là, c'est que, par exemple, je travaille à distance. Mon travail est pour une entreprise américaine, mais il y a des bureaux en Europe, dont un en Bretagne à Rennes. J'y suis allée il y a quelques semaines pour travailler pendant une semaine et j'ai trouvé très intéressant que les déjeuners duraient une à deux heures. Les collègues se levaient, sortaient manger ensemble et discutaient. Et il n'y avait aucun sentiment qu'il fallait retourner au travail en urgence. Et il n'y avait pas de repas à son bureau, en faisant 10 choses à la fois. Quand c'est l'heure de travailler, c'est l'heure de travailler. Et quand c'est l'heure de se reposer ou de s'amuser et de parler, vous parlez. Donc j'ai vraiment apprécié ça.

J'aime aussi voir des familles se promener ensemble le soir ou simplement passer du temps ensemble. Aux États-Unis, les gens sont un peu plus fermés, ils vont au travail puis ils rentrent juste chez eux et ils n'ont pas beaucoup d'équilibre. Là-bas, ils mettent vraiment l'accent sur le travail et l'argent, donc c'est constamment le sujet de conversation. Il n'y a rien entre les deux. Il y a le travail, la maison et pas grand-chose entre les deux.

J'ai trouvé aussi bizarre quand je suis arrivée ici que personne n'essaye de montrer sa voiture, sa maison, ses possessions. Personne n'essayait de dire : "oh, c'est mon travail, c'est mon quartier". Je pense que c'est culturel. Se vanter de son argent ou trop se montrer, les gens n'aiment pas ça. Certains le font mais à peine.

As-tu adopté des habitudes françaises ?

C'est une bonne question. Je dirais les manières françaises comme savoir quand dire "bonjour", "bonsoir", "salut", "s'il vous plaît" avec à propos. Quand je suis arrivée, je disais juste bonjour à tout le monde et je ne savais pas vraiment comment agir autrement, m'adapter à chaque situation.

Qu'est-ce qui t'agace ou te frustre dans la vie quotidienne ?

Je dirais que parfois les transports en commun me frustrent car ils sont parfois annulés à la dernière minute ou il y a un énorme retard. J'apprends encore le français, donc j'ai du mal à bien comprendre ce que le conducteur explique et ils parlent extrêmement vite. Donc je ne sais pas ce qui se passe. Quand je suis arrivée en France, le premier mois où j'étais ici, j'adorais les transports en commun. Je me disais : "wow, le métro parisien est parfait". Mais maintenant que je suis ici depuis presque un an, je réalise qu'il y a beaucoup de retards.

À Orléans aussi ?

À Orléans, je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de retards. Parfois autour de la gare d'Orléans, pour aller de République à la gare d'Orléans, parfois ils s'arrêtent au hasard et ne bougent pas pendant quelques minutes. Je ne sais pas pourquoi, mais ensuite ils continuent.

C'est plutôt avec le TER. Parfois il y a des retards et on ne sait pas pourquoi. Ou du moins je ne sais pas pourquoi puisque je ne comprends pas ce qu'ils disent.

Pense-tu que les gens à Orléans sont prêts à t'aider ou à parler anglais quand ils entendent que tu n'es pas française ?

Oui, je pense qu'ils sont serviables, ils essayent de me parler en anglais. Ils sont un peu gênés puisque leur anglais n'est pas génial mais je suis compréhensive puisque mon français n'est pas génial non plus. Mais je dirais que dans l'ensemble ils sont plutôt gentils et serviables et ils semblent apprécier que j'essaie de parler français.

Comment décrire les relations sociales ici par rapport aux États-Unis ?

Ici les gens semblent sélectifs avec leurs amitiés, ils ne sont pas simplement amis avec n'importe qui. Quand vous êtes amis alors vous êtes vraiment un ami. Mais là-bas aux USA, je pense que les gens peuvent vous inviter et vouloir être amicaux avec vous mais ça ne signifie pas qu'ils vont s'ouvrir et vraiment être là pour vous en tant qu'ami.

La raison pour laquelle je dis ça, c'est parce que j'ai une amie française que j'ai rencontrée quand elle étudiait à l'étranger dans mon université aux États-Unis et nous nous sommes rencontrées en 2019. Nous étions dans la même équipe de tennis ensemble, et nous étions amies de manière décontractée puisque nous jouons au tennis. Au fil du temps, elle s'est ouverte sur sa famille en France... Mais c'était très, très lent. Et quand je suis venue en France pour vivre ici, j'ai été présentée à ses tantes et ses oncles et j'ai été progressivement intégrée à sa famille.

Je pense que là-bas, c'est juste : "oh oui, soyons amis ou sortons", mais ça ne veut rien dire. Parfois vous faites juste ça pour réseauter ou pour obtenir quelque chose ou quelqu'un. Donc c'est plus transactionnel. J'ai l'impression que c'est plus authentique ici en France. Les amitiés que j'ai faites ici sont en fait plus fortes que celles que j'ai faites là-bas.

Quelle perception avais-tu de la France avant de venir, et quelle est la réalité ?

On m'a dit que les Français sont snobs et très arrogants. Ma perception personnelle était qu'ils s'habillent bien, de façon chic disons, et ils mangent bien. Et maintenant que j'ai vécu ici pendant un moment, je pense que les gens sont très civilisés, bien élevés et classe dans l'ensemble. Bien sûr, il y a des gens fous par-ci par-là, mais je pense qu'ils vivent d'une manière très respectable, et j'apprécie ça.

Pourquoi avez-vous choisi Orléans plutôt qu'une autre ville française ?

Eh bien, au départ j'étais à Paris, c'était très agité là-bas, j'ai rencontré des gens opportunistes que je n'aimais pas donc j'ai décidé de déménager ici puisque je connaissais une amie. Je dirais que j'ai vraiment aimé la proximité avec Paris à environ une heure de distance.

Dans la ville à proprement parler, il y a tout ce que je veux : nourriture de qualité, des endroits pour faire de l'exercice (puisque j'aime courir, aller à la salle de sport, jouer au tennis...). Je n'ai pas l'impression quand je sors, que je doive faire attention. Je pense que dans l'ensemble les quartiers sont juste bien entretenus et très sécuritaires.

Aux États-Unis, les transports en commun sont considérés comme généralement mauvais et surtout dangereux dans les grandes villes. Donc dans le bus, dans le train, ce n'est tout simplement pas sûr d'être là, j'ai utilisé le métro, j'ai utilisé le tram, j'ai utilisé ces choses à Los Angeles et je m'y suis sentie très peu en sécurité, je tenais mon sac et je prenais un air mauvais pour dissuader les agresseurs potentiels. Mais ici j'ai l'impression de pouvoir me détendre et personne ne va m'attaquer. C'est pourquoi je marche la nuit sans me sentir en insécurité... puisque pendant la journée je travaille.

Quels sont tes endroits préférés en ville à Orléans ?

J'aime vraiment l'espace entre les arrêts de tram Tourelles-Dauphine et Royal-Châtelet parce qu'entre les deux se trouve la Loire et je peux marcher le long ou courir et j'apprécie vraiment l'air frais et la vue, c'est très calme et paisible. J'aime aussi la rue de Bourgogne, il y a beaucoup de boutiques, cafés, bars... si vous aimez ça, c'est juste agréable de s'y rendre et de voir le lieu prendre vie la nuit.

Quel est ton restaurant préféré ?

J'aime vraiment Flamme Viet 🙂

Tu as assisté à un match de basket de l'OLB à Comet. Quel est ton regard d'américaine sur l'ambiance ?

J'ai vraiment apprécié l'énergie du lieu et de la foule. J'ai apprécié l'énergie du jeu avant qu'il ne commence et pendant et après. Je me souviens qu'il y avait des gens qui criaient, il y avait de la musique, il y avait des tambours pour motiver la foule. J'ai trouvé mignon aussi que pendant le match il y ait des enfants dans le public mais aussi sur le terrain pour de la danse et des petits jeux. Sans parler de la mascotte faisant des roues ou des saltos. On a quelque chose de similaire aux États-Unis bien sûr, c'est très proche.

Ah ! L'annonceur était très enthousiaste aussi. Et il parlait assez lentement pour que je comprenne. Donc c'était génial.

Différence notable : il avait de la musique française, de la musique anglaise, et espagnole... J'ai vraiment apprécié la combinaison, ça me met de très bonne humeur et j'ai même enregistré des vidéos que j'ai envoyées à des amies qui sont fan de certains groupes musicaux.

Si tu devais résumer ton expérience à Orléans en trois mots ?

Je dirais : paisible, décontracté et juste... heureux.

Que conseiller à un autre Américain envisageant de déménager ici ?

D'abord je recommanderais bien sûr de trouver un premier logement, régler ces aspects logistiques. Ensuite, vous devez absolument apprendre le français. C'est la seule façon de pouvoir non seulement vous intégrer, mais vous faire des amis et vous sentir comme une partie de la vie quotidienne ici. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu'ils s'adaptent à vous et parlent en anglais. Vous devez réaliser que vous êtes dans un autre pays et vous devez essentiellement adopter leurs façons de faire.

Si vous cherchez une vie plus lente, plus paisible, alors je recommande de venir en France. Je ne pense pas que vous serez déçu si vous êtes prêt à garder l'esprit ouvert et bien sûr, à apprendre le français :-).

]]>
https://www.vivre-orleans.fr/jai-quitte-les-etats-unis-pour-orleans-voici-ce-qui-ma-le-plus-marquee/feed/ 0
Orléans, la ville qui réussit le pari entre travail et immobilier à prix doux https://www.vivre-orleans.fr/orleans-la-ville-qui-reussit-le-pari-entre-travail-et-immobilier-a-prix-doux/ https://www.vivre-orleans.fr/orleans-la-ville-qui-reussit-le-pari-entre-travail-et-immobilier-a-prix-doux/#respond Mon, 15 Sep 2025 06:15:36 +0000 https://www.vivre-orleans.fr/?p=1667 Orléans, ville capitale du Centre-Val de Loire, s’illustre dans le palmarès national des villes où il fait bon s’installer, grâce à des indicateurs remarquables sur le plan de l’emploi et de l’accessibilité à la propriété immobilière. Ce dynamisme place la ville sur le podium du classement réalisé par Meilleurtaux et Meteojob, confirmant une tendance de fond : Orléans attire pour son cadre de vie et ses opportunités professionnelles.

Cette étude présente un classement des 10 villes françaises offrant le meilleur compromis entre pouvoir d’achat immobilier et nombre d’offres d’emploi en CDI à la mi-novembre 2023. L’objectif est de mesurer où il est le plus avantageux de s’installer pour ceux qui souhaitent à la fois devenir propriétaires et trouver un emploi stable.

Orléans sur le podium de l'attractivité

L'étude croise deux grands indicateurs : le nombre d’offres d’emploi en CDI pour 100 habitants et le pouvoir d’achat immobilier (mesuré par le nombre de mètres carrés accessibles à un salarié payé au salaire médian local).

Mulhouse arrive en tête grâce à un excellent équilibre : un prix au m² très abordable (1 886 €/m²) et une surface achetable élevée pour le salaire médian (59 m²), combiné à un marché de l’emploi dynamique (6,7% d’offres en CDI).

Orléans et Rouen complètent le podium, avec des résultats proches : pouvoir d’achat immobilier de 46 m² pour un prix au m² de 2 886 € à Orléans, marché de l’emploi très solide (8% d’offres en CDI à Orléans, 7,3% à Rouen).

RangVilleOffres en CDI (pour 100 habitants)Pouvoir d'achat immobilier (m² accessibles)Prix au m² (€)
1Mulhouse6,7 %59 m²1 886 €/m²
2Orléans8 %46 m²2 886 €/m²
3Rouen7,3 %46 m²2 917 €/m²
4Saint-Étienne4,5 %71 m²1 594 €/m²
5Metz6,1 %44 m²2 565 €/m²
6Tours7,2 %34 m²3 129 €/m²
7Caen6,9 %35 m²3 125 €/m²
8Grenoble6 %40 m²3 035 €/m²
9Clermont-Ferrand5,3 %44 m²2 545 €/m²
10Dijon5,6 %38 m²2 987 €/m²

Les autres villes du classement (Tours, Metz, Saint-Étienne, Caen, Grenoble, Clermont-Ferrand, Dijon) sont toutes des villes moyennes, où le prix de l’immobilier reste accessible et où le tissu économique permet d’offrir une part significative d’emplois stables.

À l’inverse, les grandes métropoles françaises (Paris, Marseille, Nice) arrivent en bas de classement, surtout pénalisées par l’explosion des prix immobiliers qui érode le pouvoir d’achat, malgré des marchés de l’emploi souvent très dynamiques.

A noter tout de même, certaines villes qui étaient bien placées les années précédentes (Rouen, Orléans) ont vu leur score légèrement reculer, principalement à cause d’une diminution locale des offres en CDI, mais gardent une place élevée grâce à leur équilibre global.

Pourquoi le marché de l’emploi à Orléans est-il si dynamique ?

La région orléanaise bénéficie d’un marché de l’emploi particulièrement actif et en tension, avec un taux d’offres de CDI bien supérieur à la moyenne nationale. Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs :

  • Une économie diversifiée avec de grands secteurs industriel, tertiaire et numérique, tirés par des pôles comme Cosmetic Valley ou l’agroalimentaire.
  • La présence de sièges de grands groupes (LVMH, Amazon…) et un tissu de PME dynamiques.
  • Sa position géographique stratégique, à seulement une heure de Paris par le train ou l’autoroute, stimule le marché du travail et permet aux Franciliens de s’installer tout en profitant d’opportunités locales.

Un immobilier abordable pour une grande ville

Orléans affiche des prix immobiliers parmi les plus sages pour une capitale régionale, avec un mètre carré aux alentours de 2 700 à 2 900 € en 2023, bien loin des niveaux constatés en Île-de-France ou dans d’autres grandes agglomérations.

Cette attractivité s’explique par une offre de logements importante et variée, qui permet d’éviter la flambée des prix, tout en maintenant un fort pouvoir d’achat immobilier.

Orléans dispose aussi d'unterritoire vaste, permettant aux familles de bénéficier de maisons ou d’appartements à des tarifs compétitifs, même dans les quartiers recherchés du centre historique.

Les atouts quotidiens d’une vie à Orléans

Orléans séduit par une qualité de vie rarement égalée dans les grandes villes françaises.

  • Proximité de Paris** : idéal pour les travailleurs hybrides ou les familles cherchant le compromis entre calme et accès rapide à la capitale (1h en train).
  • Nature et douceur de vivre : bords de Loire aménagés, grands espaces verts, accès immédiat à la Sologne, au Val de Loire et à ses châteaux.
  • Sérénité familiale : citée pour ses infrastructures modernes, sa sécurité, ses écoles de qualité, et une ambiance conviviale appréciée par les familles.[7][14][3]
  • Vie culturelle et événementielle : centre historique UNESCO, fêtes johanniques, musées variés, festivals réputés.
  • Coût de la vie raisonnable : loyers modérés, services publics nombreux, commerces pratiques et animés.
]]>
https://www.vivre-orleans.fr/orleans-la-ville-qui-reussit-le-pari-entre-travail-et-immobilier-a-prix-doux/feed/ 0
Quels restaurants d’Orléans sont ouverts le lundi ? https://www.vivre-orleans.fr/resto-ouvert-lundi/ https://www.vivre-orleans.fr/resto-ouvert-lundi/#respond Wed, 30 Jul 2025 08:59:09 +0000 https://www.vivre-orleans.fr/?p=1662 Trouver un restaurant ouvert le lundi à Orléans peut parfois relever du casse-tête. En effet, ce jour de la semaine est souvent choisi par les restaurateurs comme moment de repos, faute d’affluence suffisante pour rentabiliser un service complet.

Pourtant, certains établissements font le choix d’ouvrir leurs portes malgré tout. Situés pour la plupart en centre-ville ou à proximité de lieux très fréquentés, ils profitent d’une clientèle de passage, de touristes ou de travailleurs en quête d’un bon repas.

Voici une sélection d’adresses qui ont fait ce pari, et qui valent le détour un lundi midi ou soir.

Restaurants asiatiques

SO’PHO – l’authenticité vietnamienne à petit prix

Ce petit restaurant convivial situé place du Châtelet (à la place de Phood) met à l’honneur les classiques vietnamiens comme le phở, le bò bún et les rouleaux de printemps. Les produits sont frais, les assaisonnements maîtrisés et l’ambiance détendue. Un excellent rapport qualité-prix pour une pause déjeuner comme pour un dîner simple mais savoureux.

Siam's – cuisine thaï-chinoise raffinée

En plein cœur d’Orléans, Siam’s propose une escapade savoureuse entre Thaïlande et Chine. La carte mêle pad thaï, canard laqué, dim sum et curry verts, le tout servi dans un cadre élégant aux touches asiatiques discrètes. Le service est attentionné et les saveurs équilibrées séduisent aussi bien les amateurs que les curieux.

Pho L’Orient – ambiance familiale et plats généreux

Situé un peu à l’écart du centre, Pho L’Orient régale avec ses soupes parfumées, ses brochettes marinées et ses spécialités vietnamiennes maison. L’accueil y est chaleureux, les portions copieuses et les prix doux. Une adresse authentique, prisée des habitués, idéale pour un dîner en semaine sans chichi mais plein de goût.

Cuisine française traditionnelle

Le Gaulois

  • Adresse : 148 rue de Bourgogne, 45000 Orléans
  • Horaires lundi : soir uniquement
  • Type de cuisine : française, grill, tapas, moules-frites
  • Produits frais, atmosphère conviviale, terrasse disponible.

Le Brin de Zinc

  • Horaires lundi : ouvert 7J/7 de 11:45 à 14:30 et de 18:45 à 22:30.
  • Adresse : 62 rue St Catherine

Au Bouillon

  • Adresse : 12 place du Châtelet, 45000 Orléans
  • Horaires lundi : 11h00-14h30 et 18h30-22h30
  • Type de cuisine : traditionnelle/brasserie, plats classiques à petits prix
  • Réservation non nécessaire.

Cuisine de type bar/brasserie

Le Chien Fou – brasserie décontractée au cœur du quartier des Halles

Situé entre la place du Châtelet et les Halles, Le Chien Fou séduit par son ambiance conviviale et sa cuisine maison sans prétention. On y trouve une carte brasserie avec des plats classiques bien exécutés et des produits frais. Les horaires du lundi restent à confirmer, mais l’adresse mérite un détour pour sa déco chaleureuse et son emplacement central.

MAGA Restaurant – cuisine maison dans la rue de Bourgogne

Installé dans la rue de Bourgogne, MAGA propose une cuisine française et européenne élaborée sur place avec des produits frais. La salle, intime et climatisée, accueille les clients le lundi uniquement le midi, de 12 h à 14 h30. L’ambiance y est calme, parfaite pour une pause déjeuner en toute simplicité. Attention : les réservations se font uniquement le matin, et le restaurant ne dispose pas de terrasse.

Pourquoi les restaurant sont-ils souvent fermés le lundi ?

De nombreux restaurants ferment le lundi, et cela n’a rien d’un hasard. Cette journée est souvent choisie comme jour de repos hebdomadaire dans la restauration, pour plusieurs raisons pratiques et économiques.

D’abord, le lundi est traditionnellement l’un des jours les plus calmes en termes d’affluence. Après le week-end, les clients sont moins enclins à sortir au restaurant, ce qui réduit l’intérêt d’ouvrir une salle avec peu de couverts assurés. Pour les restaurateurs, cela signifie des charges fixes (personnel, énergie, matières premières) peu ou mal rentabilisées.

Ensuite, dans un secteur où les semaines de travail s’étirent du mardi au dimanche, le lundi devient naturellement un jour de récupération pour les équipes. Ce jour de fermeture permet de préserver un certain équilibre, d’éviter l’épuisement et de planifier les tâches d’arrière-boutique : nettoyage approfondi, maintenance des équipements, réception des livraisons ou révision des menus.

Enfin, certains fournisseurs ne livrent pas le lundi, ce qui complique l’approvisionnement en produits frais pour les établissements qui privilégient une cuisine du jour. Cette contrainte logistique renforce l’intérêt de garder porte close.

]]>
https://www.vivre-orleans.fr/resto-ouvert-lundi/feed/ 0